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I Éditions Gourcuff Gradenigo - 8 rue des Lilas - 93100 Montreuil - France © 2010 I mentions légales I contacts I
À paraître
L'Envers du décor
Collectif
Sous la direction de Catherine Join-Dieterle
Conservateur au Musée du Petit Palais
puis Directeur du Musée de la Mode de la Ville de Paris, musée Galliera,
Avec des contributions de Mathias Auclair, Alain Batifoulier, Pauline Girard, Noëlle Guibert,
Martine Kahane, Gilles Modolo, Jacqueline Razgonnikoff et Olivia Voisin.
C’est d’abord au théâtre, en attendant le cinéma, que les Français tout comme les Européens ont nourri , au XIXe siècle, leur passion pour l’image. Le succès rencontré à partir de 1799 par le Panorama et divers dioramas, qui font découvrir de célèbres sites à différentes heures du jour, conduit les théâtres du boulevard à en copier les effets. A la fin de la Restauration, les scènes les plus prestigieuses, la Comédie-Française et l’Opéra, les adoptent à leur tour, donnant à la mise en scène un rôle très important. Toutes les conditions techniques sont réunies pour cette transformation. C’est d’abord la machinerie au fonctionnement bien établi dès le XVIIIe siècle : des cintres aux dessous, châssis et fermes, supports des décors, attendent d’être manipulés par les machinistes. Quant aux trucages, inventés souvent pour les féeries, ils transportent les spectateurs dans le pays de l’illusion. Au fil du temps, l’introduction du gaz puis de l’électricité contribue à modifier la mise en scène. Bientôt la fermeture du rideau entre les actes - grande nouveauté - permet d’installer des décors grandioses, qui remplacent souvent les changements à vue.
Pour répondre au désir de couleur locale, puis de vérité historique, défendues par Victor Hugo, mais déjà réalisées pour les costumes dans les années 1730, naissent l’opéra historique, le drame et le ballet romantiques qui démodent la tragédie lyrique. Les décorateurs, actifs sur toutes les scènes parisiennes, s’amusent à offrir aux spectateurs des « tableaux » de lieux qu’ils peuvent reconnaître ou qui les font rêver. Ainsi, le « metteur en scène » – qu’il soit auteur de l’ouvrage, acteur, régisseur ou encore administrateur du théâtre - rêve, dès 1830, de spectacle total et s’emploie à créer une vision esthétique cohérente.
C’est à cette histoire rédigée par des spécialistes de l’histoire du théâtre au XIXe siècle, que nous invite ce livre. Il nous explique grâce à de nombreuses illustrations le fonctionnement de la machinerie et les trucages. L’organisation de l’iconographie suit une approche thématique autour des décors le gothique, la nature, l’exotisme… ainsi que le réemploi, pratique récurrente à la Comédie- Française. On y trouve ainsi une centaine de décors de qualité exceptionnelle, conçus pour Hernani, La Sylphide, Marion Delorme, Robert le Diable, Gustave III, La Juive, Aïda… C’est l’occasion de les redécouvrir : en dépit de leur succès retentissant au XIXe siècle, ils restent méconnus aujourd’hui.
ISBN : 978-2-35340-123-9
Format : 24 x 29,7 cm à la française
Nombre de pages : 192
Nombre d'illustrations : environ 200
Dos carré cousu collé
Imprimé sur papier couché mat 150 g
PVP : 29,00 euros T.T.C.
Histoires d'arbres
Collectif
Sous la direction de Andrée Corvol,
Directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique,
présidente du Groupe d’histoire des forêts françaises, Institut d’histoire moderne et contemporaine, Paris,
et de Anne-Laure Sol,
Directrice du musée d’Art et d’Histoire Louis Senlecq de L’Isle-Adam.
Le catalogue Histoires d’arbres accompagne l’exposition organisée par le musée d’Art et d’Histoire de L’Isle-Adam du 15 avril au 16 septembre. Il s’agit d’une réflexion sur les grandes fonctions de la forêt : écologique, économique et sociale, mais également métaphorique, sous l’angle des représentations et des usages.
Communément espace rêvé, la forêt est avant tout un espace géré et son histoire est indissociable de ses rapports avec l’homme. L’ouvrage explore ainsi la perception fantasmagorique de la forêt comme ultime espace de liberté et la confrontation à sa réalité matérielle et à son exploitation économique.
La thématique de la forêt est ici envisagée comme enjeu de société, en replaçant les massifs forestiers de Carnelle, Montmorency et L’Isle-Adam au coeur des problématiques nationales et en approfondissant la question des usages de ces forêts par l’homme dans une perspective chronologique.
Propriété princière relevant à présent de l’Etat, cette forêt s’est progressivement transformée, jusqu’à devenir essentiellement un lieu de loisir, mutation opérée dès le xviiie siècle par les princes de Conti qui en firent un immense terrain de chasse. Source d’inspiration inépuisable, la forêt - et tout particulièrement les usages humains dont elle est le théâtre- sont ici évoqués par des oeuvres empruntées à d’importantes collections publiques françaises : musée d’Orsay, château de Versailles, musée des Beaux-arts de Rouen, Bibliothèque nationale de France, Archives nationales de France. La création contemporaine est également présente au travers de pièces d’Eva Jospin, Benjamin Graindorge, Frédérique Morrel et de peintures
d’Arthur Aillaud, qui révélent leur fascination pour l’élément végétal et l’ambiguïté des relations de l’homme à celui-ci. Une importante campagne photographique a été commandée à Jean-Yves Lacôte dès 2010, et offre, pour les trois massifs, un témoignage unique du passage des saisons.
Rédigé par les meilleurs spécialistes de la forêt française, sous la direction d’Andrée Corvol et Anne Laure Sol, cet ouvrage renouvelle la réflexion sur un sujet d’une grande richesse qui renvoie à l’histoire des hommes et à leur relation complexe avec la nature
ISBN : 978-2-35340-124-6
Format : 24 x 28 cm à la française
Nombre de pages : 240
Nombre d’illustrations : environ 250
Dos carré cousu collé
Imprimé sur papier couché mat 150 g
PVP : 35,00 euros TTC