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Paru aux Editions
Gourcuff Gradenigo

Les salles Jean-Hélion du Centre culturel Nicolas-Pomel d’Issoire (63) proposent, du 17 mars au 27 mai 2018, une exposition rétrospective intitulée « Aller, être et dire » consacrée aux œuvres de la photographe Agnès Pataux.

C’est par le choix du format carré d’un modeste Yashica Mat 6x6 que je suis devenue photographe. L’image s’y structure sans échappatoire. L’inébranlable stabilité du carré offre un cadre à l’image en recherche d’éternité.

Le noir et blanc, ma seule pratique, ne retient pas les fugaces variétés de teintes des saisons. Comme la littérature à ses lecteurs, il propose au spectateur une « lecture entre les lignes ».

La photographie comme témoin irrécusable de la subjectivation d’une réalité admirée.

Agnès Pataux

 

Auteur photographe indépendante, Agnès Pataux vit et travaille à Paris. Elle s’intéresse à la photographie dès 1978. C’est en 1983, après avoir rencontré Seymour Jacobs et fait le choix d’utiliser un appareil moyen format 6x6, qu’elle devient photographe, exclusivement en noir et blanc argentique.

D’abord paysagiste sur la Côte Normande entre Dieppe et Étretat, portraitistes des effigies sculptées dans les cimetières à Paris, Nice, Gênes et Rome, elle se rend ensuite fréquemment en Irlande entre 1992 et 2003.

De 1998 à 2004, Agnès Pataux va à la rencontre du peuple Dogon. Depuis 2002, elle poursuit un travail sur les confréries de chasseurs, les ritualistes et leurs objets de culte en Afrique de l’Ouest.

En 2005, elle reprend en France, dans le Cantal et l’Aubrac, le thème initié en Irlande : les portraits de célibataires en milieu rural.

Agnès Pataux est l’auteur de Irlande, au rivage de l’Europe (Préface de Colm Tóibín) et Dogon, gens de la falaise (Préface de Geneviève Calame-Griaule) aux Éditions 5 Continents, Cœur blanc, ventre blanc, fétiches et féticheurs (Préface d’Hélène Joubert) et Dogon (Préface d’Hélène Leloup) aux Éditions Gourcuff-Gradenigo et Célibataires (Texte d’Alain Badiou) aux Éditions Flammarion.

 

Lauréate du prix « Nature et Découverte » en 2003, elle est finaliste du « Prix Femme Artiste des Amis du National Museum of Women in the Arts » de Washington en 2007. En 2008, les collections nationales françaises – musée du quai Branly – font l’acquisition d’une série de ses photographies de « Tradipraticiens et objets de culte ».

Cœur blanc

ventre blanc

 

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Festival International des Jardins

Domaine de Chaumont-dur-Loire

24.04. 18 >  04.11.18

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 Aller, être et dire

Salle Jean Helion
du Centre culturel
Nicolas-Pomel d’Issoire

13.03.18 > 17.05.18

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peintures des lointains

Musée du Quai Branly
Jacques Chirac

30.01.18 > 06.01.19

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Lumière sur la collection de peintures conservée au musée du quai Branly - Jacques Chirac. Près de deux cents œuvres inédites révèlent l’évolution, à travers les siècles, du regard porté en Occident sur les peuples, sociétés et territoires plus ou moins lointains.

 

Pour cette première exposition consacrée à la collection de peintures conservée quai Branly, Peintures des lointains rassemble près de deux cent toiles et œuvres graphiques – parmi les cinq cents du fonds – datant de la fin du XVIIIe siècle jusqu’au milieu du XXe siècle.

 

Une collection composite et largement méconnue, où l’odalisque d’Ange Tissier côtoie les portraits d’Amérindiens de George Catlin, les scènes de vie quotidienne cairote d’Émile Bernard voisinent les estampes et dessins de Tahiti signés Matisse ou Gauguin.

 

À travers cette collection, c’est aussi l’histoire d’une rencontre avec l’Autre et l’Ailleurs qui est contée, l’évolution du regard artistique face à l’inconnu qui est questionnée. Dans une Europe en pleine expansion coloniale, face au choc d’un monde qui lui ouvre ses portes, l’art occidental emprunte différentes voies. Cédant d’abord à la tentation de l’exotisme – où l’exaltation de la couleur et de la lumière sert les rêves d’un Orient de luxe et de volupté – il figurera par la suite un regard plus réaliste, ethnographique, attentif à l’autre.

 

Entre onirisme et naturalisme, fantasme et documentaire, romantisme et propagande coloniale, un miroir de l’histoire artistique et politique.

Une fois encore, le Festival International des Jardins de Chaumont-sur-Loire saura vous surprendre avec des expériences inédites, au service de l’expression de la pensée, thème de cette 27ème édition du concours, dont le jury était présidé par l’écrivain Jean Echenoz.

 

Qu’ils se réfèrent à des univers d’auteurs célèbres, tels Jean-Jacques Rousseau, Octave Mirbeau, Marcel Proust ou George Luis Borges, à des légendes amérindiennes, au conte soufi de la Conférence des oiseaux ou qu’ils évoquent, physiquement, les cheminements de nos  pensées, ces jardins ont été conçus par des équipes très inventives et très variées.

La diversité de leurs métiers est, en effet, à souligner : ces jardins ont été imaginés, cette année, par des paysagistes, des jardiniers, des architectes, des urbanistes, mais aussi par des scénographes, des metteurs en scène, des graphistes et même un anthropologue, un géographe, un ébéniste, une plumassière, tous très talentueux et très inspirés. Leurs provenances multiples est aussi le gage d’une grande fertilité des idées : ils sont originaires de Russie, des États-Unis, d’Allemagne, d’Italie, du Japon, de Corée du Sud, du Canada et de France, bien entendu.

 

Cette édition vous fera découvrir, entre autres singulières architectures vertes, de véritables “bulles” de pensée, un jardin de méditation japonais bleu Klein, radicalement contemporain, une spectaculaire anamorphose rouge, un sculptural livre de sable, une architecture en spirale inédite, un cloître contemporain orné de sublimes “fleurs de plume”, de délicats kokedamas figurant vos neurones… bref, une époustouflante combinaison d’idées, d’inventions et de poésie végétale.

 

Parallèlement à ces jardins issus du concours, de prestigieux invités seront également présents, cette année, à Chaumont-sur-Loire, tels le grand paysagiste artiste Bernard Lassus, le célèbre sculpteur de verre américain Dale Chilhuly, ou la remarquable équipe de l’OULIPO (Ouvroir de littérature potentielle), qui a conçu un stimulant Jardin des voyelles.

 

Du côté de l’exigence botanique, les “fous de jardin” que sont Pascal Garbe et Didier Willery célèbreront la pensée (Viola) dans tous ses états. Quant aux “libres penseurs” de Plantes et Cultures, ils nous entraîneront dans leur luxuriante bibliothèque végétale et vous feront partager leur “prétention de changer le monde avec leurs fleurs”.

 

Comme il se doit, avec les “jardins de la pensée”, l’édition 2018 du Festival s’annonce donc comme une année haute en couleurs et en idées.

 

Chantal Colleu-Dumond

Directrice du Domaine et du Festival International des Jardins