NOUVEAUTÉS
Ouvrage bilingue : français / anglais
« Sculpteur devenu forgeron » (Gaston Bachelard), Eduardo Chillida (1924-2002) est célèbre pour ses sculptures monumentales autant que pour ses collages graphiques et poétiques.
Bien qu’abstraite, l’œuvre de Chillida échappe au jeu de l’idéalisme pur et géométrique de l’abstraction formelle comme au matérialisme de l’abstraction brute. Elle ne vise ni une réalité stable et intemporelle surplombant la nature et son devenir, ni les profondeurs du chaos primitif. Elle trace plutôt une voie entre ces deux extrêmes et découvre un monde – celui-là même que nous habitons – étranger et familier à la fois, transformé et pourtant reconnaissable.
Or ce monde n’est pas avant tout celui des choses, mais des éléments (la lumière, le feu, l’eau, l’air), véritable alphabet naturel dans lequel s’écrit notre existence, entre entre ciel et terre. Si l’artiste transforme la matière, ça n’est pas afin de lui échapper, mais afin d’en libérer un nouveau visage et une nouvelle sonorité, afin de la laisser rêver. C’est ainsi, comme le disait Bachelard, que le matérialisme externe de la pensée scientifique et technique s’efface devant le matérialisme songeur de l’art et que la lévitation l’emporte sur la gravitation.
Miguel de Beistegui enseigne la philosophie française et allemande du xxe siècle à l’Université de Warwick (Royaume-Uni). Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur Heidegger (Heidegger and the Political, Routledge, 1998 ; Thinking with Heidegger, Indiana University Press, 2003 ; The New Heidegger, Continuum, 2005), Deleuze (Immanence and Philosophy: Deleuze, Edimburgh University Press, 2010), Proust (Jouissance de Proust. Pour une esthétique de la métaphore, encre marine, 2007), ainsi qu’un ouvrage d’ontologie (Truth and Genesis: Philosophy as Differential Ontology, Indiana University Press, 2004).
Eloge de Chillida
In praise of Chillida
Poétique de la matière
Poetics of matter
Miguel de Beistegui
978-2-35340-107-9
Format : 24 x 22 à L’italienne
Nombre de pages : 96
Nombre d’illustrations : environ 40
Ouvrage broché
Imprimé sur papier couché mat 150 g
PVP : 29 euros TTC
Plongée directe au sud du Mali, en pays Dogon, cet ouvrage vient éclairer l'exposition-événement DOGON du musée du Quai Branly au printemps 2011. Habitants de cases perchées sur le flanc des falaises du Bandiagara, les Dogons occupent également plaine et plateau depuis plus de dix siècles. Leur terre porte les vestiges d'un brassage culturel avec les peuples autochtones. Depuis sa découverte au début du XXe siècle, l'art dogon n'a de cesse de fasciner l'Occident. Agnès Pataux entretient et nourrit cette fascination en faisant se répondre des portraits profonds et saisissants et des paysages appelant mystère et évasion. Dans ses portraits, Agnès Pataux s'attache à montrer l'homme tel qu'il est, vieillard ou nourrisson, heureux ou dubitatif, blessé ou en pleine santé. Son regard nous interpelle en même temps qu'il nous invite au voyage et au dialogue. En miroir, l'escarpement des étendues rocheuses se heurte aux toits de paille des cases tandis que les greniers aux allures de châteaux de sable géants dominent un horizon semi-désertique où quelques arbres persistent à pousser. « Falaise, visages, plateaux, rides, corps, failles, écorces des baobabs, peaux, architectures… Mes paysages sont des portraits, mes portraits sont des paysages. Images de lieux et d'individus ayant une identité singulière, qu'il m'importe d'isoler pour qu'elle échappe à l'anecdote et soit ainsi investie d'une portée intemporelle. Révéler sans les trahir ces paysages majestueux et ces êtres dignes et vulnérables qui m'émeuvent, me troublent et suscitent mon admiration. Rendre hommage, selon la devise des Dogon sur l'autel de leurs ancêtres, à ces « équilibreurs de degrés », à ces grands bâtisseurs-sculpteurs que sont la Nature et l'Homme. » Agnès Pataux
Né en 1937, Marc Ronet vit et travaille dans le Nord. Il s'est formé à l'Académie Saint Luc de Tournai, où il a été l'élève de Eugène Dodeigne, puis fit partie des artistes du Groupe de Roubaix. Sa démarche exigeante lui valut la reconnaissance de ses aînés, dont Eugène Leroy avec qui les échanges sont fructueux depuis plusieurs années. Marc Ronet se situe entre le figuratif et l'abstraction. Le sujet compte autant que l'absence de sujet : l'oeuvre émane avant tout d'une âme qui a ressenti ce que la vie a de plus poignant et de plus tragique. Il peint des surfaces épaisses avec un goût prononcé pour la couleur employée discrètement, avec une prédilection marquée pour la gamme des terres. Couleur, lumière, « tout est question de rapports entre équilibre et déséquilibre, vides et pleins » ainsi parle l'artiste de son travail. Son œuvre se caractérise par des allers-retours constants entre la peinture, le dessin, et la gravure à la pointe sèche et sur des plaques de zinc. Ses créations témoignent d'un élan à la fois instinctif mais maîtrisé, d'une délicatesse et d'une harmonie subtiles. Marc Ronet est un artiste discret dont la reconnaissance croissante s'étend aussi sûrement que son oeuvre n'a de cesse d'avancer. Le musée de Tourcoing et la Piscine à Roubaix lui ont consacré une grande exposition en 2005-2006. Ce livre dévoile, sous le jour de la gravure, les thèmes de prédilection de l'artiste : le paysage, l'autoportrait, les tables, les bâtons. Grâce à un choix pertinent d'oeuvres et un entretien exclusif de l'artiste, il nous donne à voir comment la marche, la respiration, le combat sont les piliers de sa création.
DOGON
Agnès Pataux
ISBN : 978-2-35340-108-6
Format : 21, 5 x 21, 5 cm
Nombre de pages : 80
Nombre d'illustrations : 60
Ouvrage broché
Imprimé sur papier couché 150 g
PVP : 15 € TTC
Splendeurs des collections
du Liechtenstein Brueghel, Rembrandt, Rubens
Caroline Messensee
et Johann Kräftner
ISBN : 978-2-35340-106-2
Format : 24 x 30 cm à la française
Nombre de pages : 256
Nombre d'illustrations : plus de 100
Ouvrage relié
Imprimé sur papier couché 150 g
PVP : 39 € TTC
Marc RONET,
l'homme qui marche
Itzhak Goldberg
et Paul Ripoche
ISBN : 978-2-35340-102-4
Format : 24 x 28 cm à la française
Nombre de pages : 128
Nombre d'illustrations : 60
Ouvrage broché
Imprimé sur papier couché demi-mat 170 g
PVP : 22 € TTC
Accompagnant l'exposition Splendeurs des collections princières du Liechtenstein présentée au Palais Lumière d'Évian du 4 juin au 2 octobre 2011, cet ouvrage est la première publication en langue française relative aux Collections Princières. Les Collections princières du Liechtenstein, commencées dès le xvıe siècle avec le Prince Hartmann Liechtenstein, réunissent cinq siècles de chefs-d'oeuvre de l'art européen et comptent parmi les collections privées les plus importantes du monde. Elles abritent aujourd'hui 1700 tableaux, des œuvres allant des tous débuts de la Renaissance au romantisme autrichien. La collection des bronzes italiens est également fameuse. Outre ces toiles et sculptures prestigieuses, les Collections Princières rassemblent également des ensembles de dessins et gravures, de travaux en pierre dure, d'émaux, d'ivoires, d'armes d'apparat, de porcelaines, de tapisseries et de pièces de mobilier garnissant autrefois les châteaux et palais de la famille. Dès 1700, les collections ont été rendues accessibles au public et exposées au Palais Liechtenstein à Vienne, qui les accueille de nouveau depuis 2004. Elles sont présentées pour la première fois en France grâce à cette exposition. Le catalogue comprend la totalité des œuvres exposées ainsi que plusieurs essais inédits. Il présente environ 70 tableaux, dont certains de dimensions monumentales, 20 sculptures et 15 meubles sélectionnés pour leur intérêt exceptionnel. Des sculptures et des peintures de Marcantonio Franceschini, Guido Reni, Canaletto, Massimiliano Benzi Soldano… pour les Italiens, et de Rubens, Rembrandt, Van Dyck, Frans Halz… pour les Flamands, témoignent de la splendeur du baroque. Les œuvres classiques à sujets mythologiques de la collection y sont reproduites, et l'époque Biedermeier est représentée par ses initiateurs tels Amerling, Winterhalter, Gauermann mais aussi Josef Danhauser. L'histoire de la famille Liechtenstein y est également commentée et illustrée des portraits des princes mécènes, témoignant de leur passion pour l'art ininterrompue depuis plusieurs siècles. La qualité des reproductions des œuvres et la richesse des textes en font un ouvrage de référence pour les amateurs d'art comme pour les spécialistes du xvıe au xıxe siècles et un source incontournable de l'histoire des collections.
Un témoignage unique sur le chef-d'oeuvre disparu de Louis XIV
En 1678, Louis XIV choisit le site de Marly, à quelques six kilomètres de Versailles, pour y installer un nouveau château, le Pavillon royal. Originellement destiné à n'être qu'un ermitage où le souverain entend échapper aux contraintes de l'étiquette, le nouveau domaine est aménagé selon l'insatiable perfectionnisme du roi et dans une constante recherche de beauté idéale. Le caractère exceptionnel et insolite de l'emplacement à Marly permet d'aménager des jardins, des salles de verdure et des bassins, agrémentés de fleurs, de jets et de cascades. Dans une cohérence absolue de l'espace, l'art des jardins bénéficie du concours omniprésent de l'architecture et de la perfection de l'art topiaire. Ainsi, la dernière création de Louis XIV peut-elle être considérée comme la plus parfaite. Exécutées entre 1695 et 1714, les aquarelles publiées dans cet ouvrage constituent aujourd'hui une documentation précieuse et inédite sur les très nombreuses sculptures auxquelles le jardin servait d'écrin, les fastueuses plantations qui s'y succédèrent et les innombrables fontaines et bassins qui donnaient au visiteur de Marly le sentiment de se trouver soudain au coeur d'un « palais de fées unique en Europe ». Cet ensemble est extrait de quatre albums conservés aux Archives Nationales à Paris. Anonymes, ces aquarelles semblent avoir été réalisées par deux artistes. L'absence de leur mention dans les comptes des Bâtiments du Roi accrédite la thèse selon laquelle le souverain aurait réglé leur exécution sur sa cassette personnelle. Des textes des plus grands spécialistes de Louis XIV, de Marly et du XVIIe siècle, mais aussi de l'art des jardins, accompagnent ces planches. Ils répondent à l'interrogation que le mystère du lieu a toujours suscité : à qui doit-on cette oeuvre majestueuse ? Avec l'appui des témoignages de l'époque et l'examen des Bâtiments du roi, ils permettent d'imaginer les travaux entrepris dans le parc pour lui donner le visage que nous ne lui connaissons plus – sinon par les planches de cet ouvrage.
Vues des jardins de Marly,
le roi jardinier
Gérard Mabille, Louis Benech,
Stéphane Castellucio
ISBN : 978-2-35340-107-9
Format : 24 x 16,5 cm à la française
Nombre de pages : 240
Nombre d'illustrations : 106
Ouvrage broché avec couverture à rabats
Imprimé sur papier couché mat 150 g
PVP : 29 € TTC